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N° 747 - Morituri te salutant - Part 1

par Rico

Tournoi: Les aventures de Kori ( Auteur: Rico et Modérateur: berek )

Il existe une série télévisée underground qui ne circule que par des réseaux de connaissances : les aventures de Kori. Entre l'aventurier intrépide et le savant au grand coeur, il y a peu de chance que vous puissiez voir un jour la diffusion de ses exploits. Heureusement, nous sommes là et nous avons pu convaincre l'équipe de production, au vu de l'ambition énigmesque du site qui recoupe la trame de la série, de nous laisser vous diffuser quelques extraits de cette saga. Voici les moments clefs - relater tout l'épisode serait trop long et contraire au mouvement underground - des X épisodes la première saison. Parviendrez-vous à vous montrer digne de Kori ?
Kori remonta le col de sa veste. Bien qu'il fût en plein cœur du Colisée romain, le vent était glacial en cette fin février.

Une feuille de papier vint se coller à son pantalon. Kori se baissa et s'en saisit...

"... Mmh... Joannes X Cajus... Ok... Mmh... Telesphorus... Mmh... Mouais, je vois pas ce qu'on irait faire dans l'Etna ! Bon, passons aux choses sérieuses !", dit-il en froissant le papier et en le jetant négligemment.

"Les choses sérieuses", c'était une mystérieuse inscription latine que Kori avait décodée il y a quelques mois déjà, dans un incunable oublié au fin fond de l'enfer de la bibliothèque du Vatican. Cette inscription lui promettait un trésor "inestimable", mais la seule indication valable que Kori ait pu comprendre, c'était que tous les indices nécessaires à la découverte de ce trésor se trouvaient "inscrits" dans le Colisée.

D'où sa présence dans l'enceinte, en ce petit matin froid de février...

Kori se déplaça au sein de l'amphithéâtre qu'il connaissait bien maintenant. Il pénétra dans les vestiaires des gladiateurs. Là, il observa pour la énième fois les magnifiques ornementations de la salle, fruits des meilleurs artisans de l’époque. Sur la gauche, on ne distinguait plus qu’à peine ce qui avait dû être de fabuleuses représentations picturales de la vie quotidienne des gladiateurs : serment, entraînements, combats… Malheureusement, les années passant, ces fresques murales s’étaient défraîchies et il fallait à Kori beaucoup d’imagination pour tenter de les reconstituer. Il se surprit à penser que sa quête était vaine : si les indices nécessaires à la découverte du trésor étaient inscrits dans ces peintures, il n’en restait plus rien !

Kori se retourna sur le côté droit de la salle et admira les mosaïques ornant la partie des bains. Celles-ci avaient bien mieux résisté au temps, et Kori se mit à caresser les admirables œuvres des mosaïstes les plus réputés de la Rome antique, ressentant, comme à chaque fois qu’il était au contact de traces de civilisations disparues, un étrange sentiment d’excitation, mêlé de respect et d’admiration.

Les mosaïques représentaient différents groupes de gladiateurs, que Kori identifia facilement, à leurs armements et protections. A l’entrée de la partie des balneae, figurait un groupe de personnages classiques des jeux du cirque : d’abord une troupe de combattants lourds sous leur casque sans arête leur permettant d’éviter les filets de leurs adversaires ; puis l’on voyait une fière représentation d’un gladiateur brandissant sa falx supina derrière son bouclier.

Kori ferma les yeux et se retrouva à l’époque glorieuse de ces combats. Il entendit d’abord la clameur de la foule, puis le choc des dagues et épées sur les boucliers. Il s’imagina au milieu de l’arène, entouré de duels acharnés et sanglants, de héros et de cadavres…

Il rouvrit les yeux et poursuivit son exploration des lieux. Venait maintenant une mosaïque qui avait un peu moins bien survécu au temps mais où l’on pouvait encore reconnaître un gladiateur portant une épaisse cuirasse et dont la vision était obstruée par un lourd casque fermé. Kori ne put s’empêcher de penser que les mœurs de l’époque étaient « étranges »…

Un tout jeune apprenti gladiateur (un « padawan », sourit Kori) apparaissait ensuite, précédant un majestueux groupe de gladiateurs juchés sur des chars de guerre, comme il en existait en Bretagne.

Puis venaient les classiques retiarii, armés de leur tridens, de leur pugio et de l'accessoire qui allait les rendre célèbre, leur filet ou rete, d'où ils tiraient leur nom. Kori se remémora avec amusement la fameuse scène de Spartacus, où Draba le Noir lance son trident vers la loge des spectateurs, initiant la célèbre révolte des esclaves.

Les mosaïstes avaient ensuite représenté un groupe de seize cavaliers armés de lances, et enfin une petite troupe de neuf gladiateurs archers, dont seul le bras droit était protégé par une manica.

Kori promena un regard autour de la salle et sourit... Bien. Au moins, on savait maintenant de quoi le trésor était composé !
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