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N° 786 - Acte V, Scène 5, la sortie

par Rico

Tournoi: Les Actes de Rico ( Auteur: Rico et Modérateur: NKC )

En 2001, 2002, paraissaient sous les yeux ébaubis des membres du site les Actes de Rico. Rapidement, les yeux devinrent perplexes, puis hagards, mais c'est une autre histoire. Puis, fin 2002, des énigmes furent déclassées et les auteurs pouvaient les voir passer dans les archives ou les voir retirer de celui-ci. J'optais pour cette seconde solution et enfouissais les actes de Rico au fin fond de mes archives. A l'occasion de la salve de tournoi de 2010, je décidais de les ressortir. Quelques rares membres actuels y avaient eu droit à l'époque, avaient sué méninges et nuits blanches. Parmi eux, NKC à qui j'ai proposé de reprendre le flambeau de co-modérateur tenu à l'époque par Michael_G, le validator... Voici donc, sortis tout droit des archives de 2002, les actes de Rico, publiés tels qu'à l'époque (et donc avec les connaissances et événements de l'époque), agrémentés de l'acte V, totalement inédit !!!
Rico, il rentre dans la salle et il y a une grosse voix bégayante qui annonce « Cas cas Rico ».

Il y a un groupe de gens barbus, en toge devant, alors Rico il s’approche. Celui qui semble être le chef le regarde et dit :

- Alors c’est toi, Rico, qui ne comprend pas et qui voudrait comprendre ?
- Ben, euh… Oui, dit, Rico.
- Et que ne comprends-tu pas ? Ce qui t’entoure ? Toutes ces choses étranges que tu côtoies ?
- Euh… Il y a des choses étranges ?
- Oui, évidement… Tout te paraît normal, c’est ça ?
- Ben, en gros, oui…
- Que ne comprends-tu pas, alors ?
- Ben… C’est surtout que j’ai pas le choix. J’avance, j’avance, je rencontre des gens, on me pose des questions, mais on s’en fiche des réponses, je continue à avancer… Il n’y a jamais de problème…
- Oui… Je vais tenter d’être clair et simple avec toi.

Rico, il est content : plus c’est simple, plus c’est clair.

- Vois-tu, l’imagination n’a pas de limite. Jules Verne… – tu connais Jules Verne ?

Rico, il fait oui, oui, ça lui dit quelque chose comme nom. Il a dû l’entendre à la télé, c’est un chanteur, un truc comme ça. Mais de toutes façons, on lui demande juste s’il connaît, alors, il fait oui, oui.

- Jules Verne a dit : « Ce qu’un homme peut imaginer, un autre homme, un jour, pourra l’inventer ». Tu me suis ?

Jusque là, ça va, alors Rico il fait oui avec la tête.

- Mais l’on peut aller plus loin. Un autre écrivain a dit…

Pendant que le vieil homme prend son inspiration, Rico en profite pour noter : Jules Verne, c’est un écrivain…

- Un autre écrivain, Fredric Brown, a dit en substance : l’univers est infini. Pour en imaginer la dimension, utilisons l’imagination et disons : ce qu’un homme peut imaginer existe, quelque part, dans l’univers.

Rico, il opine du chef. C’est profond, ça, il se dit…

- En d’autres termes, si tu imagines un monde semblable au tien, où la seule différence serait que tu portes un beau pull au lieu de cette atroce chose, alors ce monde existe.

Rico, il aime bien les histoires. Ça l’avance pas beaucoup, mais c’est joli.

- Ainsi, il existe une multitude d’univers. Une infinité. Du coup, l’imagination n’existe plus puisque tout existe, mais ça, Fredric Brown ne l’a pas dit.
- Euh, dit Rico… Il a dit quoi sur moi, cette homme là ?
- Vois-tu, ton cas est particulier. Tu existes, tu es Rico. Cependant, un auteur a entrepris de narrer tes histoires et d’en faire une pièce de théâtre. Jusque là, tout va bien et rien n’est incompatible : tu vis et quelqu’un, quelque part, raconte ce qu’il t’arrive sans même que tu le saches.

Oula, se dit Rico… Ça se complique…

- Malheureusement, il y a eu une intersection d’espace-temps. En termes plus simples…

Oui, se dit Rico, on avait dit simple.

- En termes plus simples, tu es entré dans l’imagination de ton créateur. Quand tu es parti en vacances, il y a quelque temps, tu t’en souviens ?

C’est loin, ça, mais oui, Rico, il s’en souvient, alors il fait oui.

- C’est là que tout a commencé. Un auteur a raconté ton histoire à partir de ce moment. Et tu t’es tellement concentré, toi, être humain, sur ce papier, que tu es passé dans l’autre volume.

En disant ça, le monsieur barbu tape sur un gros livre qu’il a dans la main.

- Tu es passé dans sa pièce de théâtre. Dès lors, tu n’existes plus par toi même, mais par lui. C’est lui qui écrit ta vie, te dirige tel un marionnettiste. Il écrit ton aventure et tu es obligé de la subir. Tu es passé de l’autre côté de la réalité ou lui de l’autre côté de l’imagination. Tu me suis ?

Rico, il suit pas trop, non.

- Mais nous avons le pouvoir de tout faire rentrer dans l’ordre. Nous allons nous y employer.

Bon alors il est content, Rico, c’est tout ce qu’il voulait, lui.

Les hommes barbus ont écarté un lourd rideau qui cachait une immense machine en fond de salle. Le monsieur bizarre entraîne Rico vers une sorte de pupitre devant l’engin qui laisse penser que Rico va témoigner à la barre…


Rico, il n’est pas surpris de voir un tableau à cinq cent cinquante touches – pas plus qu’il est surpris de le savoir sans avoir compté : barbu l’a dit, l’auteur, tout ça.

Rico, il comprend rien aux rangées, colonnes, entrées, mais il ne se pose pas de question : ça va aller, comme toujours…

- Il ne tient qu’à toi – toi, ton expérience et ta volonté – de retrouver ta vie… Et ton monde… Je te laisse faire.

Rico, il réfléchit avant de taper parce qu’il n’est quand même pas si bête que ça.

- Tout votre blabla de tout à l’heure, ça veut dire qu’il existe autant de monde qu’on veut et que là, je vais me retrouver quelque part et que ça ne tient qu’à moi, c’est ça ?
- C’est ça.
- Je peux me retrouver chez moi, sur la plage, dans un hôtel ou au sauna, comme je veux ?
- Comme tu peux… Ton expérience trace ta voie.

Rico, il ne veut pas en savoir plus. Il sait très bien où il veut se trouver et il tape sur les touches pour y parvenir.

Où va-t-il arriver ?
(en quatre mots)
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