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L'histoire


La capture

Le 19 novembre 2005, Mael et Pignolo capturaient Moriarty au terme d'une poursuite qui aura duré plus de deux ans. La nouvelle fut immédiatement rendue publique, et chacun put acclamer les deux héros victorieux. Cependant, aucun détail ne fut donné concernant l'arrestation du vil professeur - et l'on peut d'ailleurs s'étonner qu'aucune question n'ait été posée à ce sujet. Il est maintenant temps d'y remédier...
Assis à même le sol devant la lourde porte d'acier qui dissimulait le repaire de Moriarty, Holmes attendait Watson, parti chercher de l'aide en 2003. Il rongeait son frein et se tourmentait : comment lui, le grand Sherlock Holmes, avait-il pu se tromper pour un code ? Et des visions cauchemardesques d'épées et de chevaux envahissaient son esprit...


Soudain, il perçut un cliquetis bizarre qui annonçait certainement l'arrivée de l'une de ces machines à voyager dans le temps. Certain qu'il s'agirait de Watson, et encore plongé dans ses sombres pensées, il ne prit pas la peine de se redresser, ni même de relever la tête. Aussi fut-il particulièrement surpris par la voix qui s'exclama au-dessus de lui :
- Sherlock Holmes !
Sautant sur ses pieds, le célèbre détective examina le nouveau venu d'un oeil suspicieux ; c'était un petit homme frêle affublé de vêtements en piteux état, au visage mangé par une barbe négligée et aux longs cheveux sales.
- Vous n'allez pas me dire que vous êtes parvenu à résoudre toutes les énigmes en un temps aussi bref !
- Non, non, mais vous savez, s'esclaffa l'inconnu en désignant la machine qui l'avait transporté, avec ce petit bijou, une fois, le temps n'est pas toujours aussi bref qu'il semble !
- Qui êtes-vous ? Que faites-vous là ?
- Allons, mon ami, je sais bien que ma captivité a grandement porté atteinte à mon apparence, une fois, mais je pense que vous pouvez me reconnaître malgré tout !
- Grands dieux ! M. Albert ! Ah, quel soulagement de vous savoir vivant, je craignais le pire !


Ouvrons ici une parenthèse pour rappeler aux étourdis ou aux néophytes que M. Albert, génie belge injustement méconnu, n'est autre que le créateur de la machine à voyager dans le temps, enlevé par l'infâme Moriarty qui voulait mettre la main sur son invention.

- Moriarty s'est contenté de me retenir prisonnier : il souhaitait que je perfectionne la machine pour en faire l'instrument idéal de ses fins criminelles. J'ai fait mine de me soumettre, une fois, et j'ai joué, avec un certain talent, me semble-t-il, le rôle du parfait savant distrait, incapable de comprendre les réels enjeux de son travail. Je suis ainsi parvenu à étouffer sa vigilance et j'ai pu disposer du meilleur outil d'évasion qui soit, ma machine ! Et pour m'assurer une parfaite tranquillité, j'ai camouflé ma fuite en explosion afin de me faire passer pour mort, une fois !Mais, j'ai tiré profit de ma détention et des moyens pharaoniques que Moriarty avait lui-même mis à ma disposition pour apporter de réelles améliorations à l'engin ; pensez, j'ai pu disposer de plus de septante milliers de livres !
D'abord, une fois, je suis parvenu à le rendre portatif, on peut maintenant aisément l'avoir en bandoulière, il est donc beaucoup plus commode. Ensuite, je suis aussi parvenu à sortir d'une progression purement linéaire des déplacements dans le temps : la machine, telle que vous l'avez utilisée, une fois, pour un code donné, vous emmenait toujours au même point temporel. Grâce aux nouvelles améliorations que j'ai apportées, le point d'arrivée de la machine dépend à la fois du code et du point de départ, ce qui la rend enfin vraiment maniable. Hélas, devrais-je dire, car c'est visiblement ce à quoi Moriarty tenait tout particulièrement ; nul doute, donc, qu'il a l'intention d'en faire mauvais usage...
Enfin, mais c'est surtout symbolique, une fois, l'aspect du Time Twister 3000 m'avait été imposé par Moriarty... Je suis revenu sans l'en avertir au dessin que j'avais moi-même prévu à l'origine et j'ai donc renommé l'appareil Time Twister Original, une fois ! Et puis, j'ai implanté un... Enfin, cela, je préfère ne pas en parler pour l'instant...
- C'est extraordinaire... murmura Holmes.


Mais ils furent alors interrompus par un nouveau cliquetis ; c'était Watson. Une fois présenté à M. Albert, le bon docteur informa Holmes qu'il avait parfaitement rempli sa mission et que de nombreux esprits acérés travaillaient assidûment à la découverte des solutions.
- Mais combien de temps allons-nous devoir attendre ?... soupira Watson.
- Ne vous faites aucun souci, une fois, le rassura M. Albert, nous nous trouvons actuellement dans une zone de suspension hyper-temporelle, le temps ne s'y écoule pas normalement et même s'il mettait deux ans à résoudre les énigmes, une fois, nous verrons arriver d'ici peu celui qui pourra ouvrir la porte.
- Ou celle, intervint alors Watson d'un air indigné, figurez-vous que j'ai pu constater qu'on pouvait même trouver des ladies engagées à la poursuite de Moriarty ! Certains se sont aussi regroupés en équipes et...


A cet instant, le cliquetis se fit à nouveau entendre et Pignolo se présenta alors, muni d'un ordinateur portable et de liasses de feuilles de papier. Il semblait stupéfait de se trouver face à Holmes, qui lui réserva un accueil glacial :
- Monsieur, bonjour. Ainsi donc, vous prétendez être plus intelligent que moi ?
- Non, non, pas du tout, se défendit le jeune homme.
- Voyons, Holmes, intervint aussitôt Watson, vous n'êtes guère civil et vous embarrassez monsieur bien inutilement. Avez-vous découvert toutes les solutions ? ajouta-t-il en se tournant vers Pignolo.
- Eh bien, non, je ne le pense pas... En fait, il m'en manque une...
- Ah, vous voyez, il en est au même point que moi, et nous ne sommes pas plus avancés, ronchonna le détective.
- Vous devriez repartir d'où vous venez, une fois, et reprendre vos recherches, conseilla M. Albert. N'hésitez pas à trouver de l'aide, c'est parfois la meilleure solution. Bon courage, une fois, et revenez vite !


Et ainsi, une quinzaine de personnes se succédèrent devant la porte, toutes impuissantes à l'ouvrir. Le découragement commençait à vraiment gagner les trois hommes lorsque le fameux cliquetis fut à nouveau suivi de Pignolo. Tout sourire, celui-ci se tourna vers M. Albert et, lui indiquant Mael, qui sortait à son tour de la machine, annonça :
- J'ai suivi vos conseils, j'ai trouvé de l'aide ! Nous avons formé une équipe et à nous deux, nous allons ouvrir cette porte !
- Vous avez toutes les solutions ? Montrez-les moi ! s'écria Holmes en s'emparant aussitôt du feuillet que tenait l'un des jeunes gens à la main. Oui... Oui... Bien sûr... Oui... Oui... «republique populaire de chine» ? Mais vous n’avez pas fini de résoudre l’énigme ! Ça ne peut faire allusion, bien entendu, qu’à la rébellion Taïping, et leur Heavenly Kingdom of Great Peace, soit, en français en en quatre mots, Paisible Royaume des Cieux. Hum… des illuminés prônant le collectivisme et le féminisme, fort heureusement, la reine a envoyé le commandant Charles George Gordon mettre fin à ces inepties. République populaire de Chine, ça ne veut rien dire !
- Depuis 1949, si... révéla Mael, qui se lança dans un cours d’histoire accéléré.
- Mais alors, j'avais toutes les réponses ! Vous entendez, Watson, j'avais toutes les réponses ! Le grand Sherlock Holmes ne s'était pas trompé, son esprit supérieur a triomphé de celui de Moriarty et...
- Et vous n'êtes pas parvenu à ouvrir la porte ! intervint Watson. Allons, laissez ces jeunes gens le faire.
L'instant était intense et le temps qu'il fallut pour saisir l'ensemble des codes sembla effroyablement long... Mais la porte s'ouvrit ! Aussitôt, Holmes se précipita dans le repaire.
- Restez-là ! intima Watson aux trois autres avant de le suivre.


Pendant cinq bonnes minutes, ce ne furent que cris, coups, meubles renversés, objets brisés... puis le silence. Enfin, on vit apparaître Moriarty, menotté, ligoté et étroitement tenu par Holmes et Watson. L'infâme professeur, cependant, ne semblait pas soumis, au contraire, et il se mit à persifler avec des ricanements sinistres :
- Le grand Sherlock Holmes a eu besoin de deux années et d'une armée d'amateurs pour parvenir à me rattraper alors que la voie était toute tracée ; bravo, mon cher ! Quel cerveau ! Quelle méthode ! Quelle intelligence ! Dans ces conditions, ajouta-t-il devant la mine renfrognée du détective, je doute que vous parveniez jamais à faire face à mon nouveau défi !
- Quel nouveau défi ?
- Eh bien, je suis parvenu à me servir de la machine comme d'une boule de cristal, j'ai ainsi pu savoir ce que me réserverait le destin mais j'ai aussi fait en sorte de le contourner. Prenez-en de la graine, mon pauvre Holmes, un esprit aussi prodigieux que le mien n'est jamais défait ! J'ai réalisé un exploit dont je suis sûr qu'il ne passera pas inaperçu et j'ai déjà organisé ma vengeance ! Je lancerai bientôt une nouvelle gageure au monde entier. Et j'ai la certitude, Holmes, que vous et votre bande d'incapables ne pourrez la relever ; ce sera le triomphe de mon immense génie, ha, ha, ha !...
Holmes avait pâli, ses traits s'étaient figés mais son regard demeurait noir et intense.
- Messieurs, nous vous saluons, intervint alors Watson, nous allons regagner au plus vite 1894 afin de remettre cet individu entre les mains de la justice.


Pignolo et Mael, demeurés interdits pendant cet échange, étaient partagés entre la satisfaction de voir Moriarty enfin capturé et l'inquiétude légitime suscitée par ses menaces. Mais M. Albert tenta de les rassurer :
- J'ai moi aussi fait quelques voyages d'exploration vers l'avenir, une fois, ils m'ont permis de connaître les projets de cet homme abject. Ne vous inquiétez pas, j'ai pris les devants et je suis persuadé que nous pourrons à nouveau faire échouer ses plans criminels, une fois. Demeurez discrets à ce sujet, nul ne sait exactement où et à quelles dates le monstre s'est rendu et je ne voudrais pas qu'il apprenne que j'en sais autant sur lui. Mais, sachez-le, ce génie du mal est loin d'être invincible... Gardez donc espoir, jeunes gens, et tenez-vous prêts, une fois !

Des nouvelles



En chasse

- Entrez, entrez mon cher Albert ! Je suis seul, Mrs Hudson rend visite à sa soeur et Watson devait voir un patient. Installez-vous. Je n'ai aucun mal à deviner pourquoi vous êtes ici.
- Moriarty, bien sûr. J'ai lu L'Aurore. Mais, une fois, j'ai été étonné de constater que de ce côté-ci de la Manche, les journaux n'évoquaient pas du tout le vol des bijoux...
- Ah, l'affaire a fait grand bruit au Home Office mais tout a été mis en oeuvre pour l'étouffer : de faux joyaux ont été aussitôt mis en place, afin que les visites du public se poursuivent comme à l'habitude, la reine va nier toute l'affaire et nos journaux vont se contenter de discréditer L'Aurore. Après tout, c'est un journal récent, français, plutôt excentrique, c'est d'ailleurs bien pour cela qu'il est le seul à avoir publié la nouvelle contre les recommandations du Quai d'Orsay ; ce sera chose aisée de faire passer cet article pour une provocation.


- Mais tout est vrai, n'est-ce pas ? Il s'agit bien du défi dont il nous avait menacés ?
- Bien sûr... Il a laissé un message à l'emplacement de la tiare ornée du Koh-i-Noor. Le voici, lisez-le.
- Grands dieux !...
- Depuis 1891, tandis que nous assiégions la porte de son repaire, il s'était rendu en 1898 afin d'y accomplir son forfait.
- Je ne peux y croire : cela constituerait une rupture du continuum spatio-temporel : tous les modèles interdisent que le voyageur interfère avec l'époque visitée, une fois !
- J'ai mon idée là-dessus, je vous l'exposerai plus tard. Mais je crois que nous allons avoir besoin de vos talents pour mettre à mal les plans diaboliques de ce monstre.
- Evidemment, et c'est d'ailleurs l'objet de ma visite. J'ai été fasciné par toutes les personnes du début du XXIème siècle que nous avons rencontrées devant le repaire de Moriarty. J'ai parlé assez longuement avec un jeune homme qui m'a expliqué qu'il disposait de moyens d'information et de recherche absolument inouïs, une fois. C'est pourquoi je pense que c'est de cette période temporelle qu'il faut lancer la réponse au défi de Moriarty. Et puis, ces Mael et Pignolo, vraiment, sont impressionnants, une fois ; ils seraient sans doute capables de renouveler leur exploit.
- Impressionnants, impressionnants, pas tant que cela, ils ont dû se mettre à deux pour réussir... Mais vous avez cependant raison, je l'admets, en ce qui concerne la facilité avec laquelle ils peuvent obtenir des résultats à leur époque. Comment comptez-vous procéder, pour qu'ils relèvent le défi ?
- Eh bien, une fois, je vais me rendre en 2005 et je me lancerai dans la fabrication du plus grand nombre possible de machines. Je pense qu'il me faudra à peu près deux ans, une fois, pour en avoir suffisamment. Je prendrai contact avec des personnes capables de résoudre des énigmes de la même façon que Watson en 2003. Je tenterai même aussi d'offrir une modeste récompense. Et je mettrai à disposition de chacun des chercheurs ainsi recrutés une machine portative qui l'amènera directement en 1898, une fois. Qu'en pensez-vous ?
- C'est la seule solution... Allez-y, mon cher Albert, allez-y, chaque minute au cours de laquelle notre souveraine devra porter de faux joyaux est un affront supplémentaire...
- Vous avez raison. Adieu, cher ami, et je vous promets de ne pas m'égarer dans les méandres du temps, une fois !

Petite annonce



Epilogue

C'est en 1897 que l'infâme Moriarty avait enfermé les joyaux de la couronne qu'il avait dérobés, dans un coffre dissimulé en un lieu que des motifs de sécurité nous interdisent encore de nommer à ce jour.

Le 12 août 2008, Mael, puis Ced, Bressan et, un peu plus tard, ZZLéon, arrivèrent tour à tour face à son immense porte blanche, ravis de découvrir enfin le dernier obstacle qui les séparait encore de la victoire sur l'odieux malfaiteur. Hélas, bien vite, ils s'aperçurent qu'ils n'étaient pas en mesure de distinguer un chemin plus court que les autres dans le dédale des énigmes qu'ils avaient brillamment résolues et durent admettre que le professeur les avait possédés et était parvenu à les égarer dans les méandres du temps. Cette constatation fut douloureuse et ses trois compagnons durent retenir Bressan qui, fou de rage, s'en était pris à la porte à coups de pied ; ils craignaient en effet qu'il enclenchât ainsi accidentellement le mécanisme qui piégeait la porte. Ils repartirent donc tristement sur leurs pas, cherchant où ils avaient pu se tromper, quel détail avait pu leur échapper, quel embranchement ils n'avaient pas vu...

Pendant ce temps, Gai Luron et ses hommes, que l'avancée des premiers stimulait, continuaient à progresser par bonds réguliers. Tout à coup, le 23 septembre 2008, Riveccio atteignit à son tour la porte devant laquelle il fut bientôt rejoint par la plupart de ses coéquipiers. Là, ils virent les traces laissées par leurs prédécesseurs et mirent au point leur dernière réponse dans le brouhaha dont ils étaient coutumiers :

- Le plus court chemin passe par 1964.
- Et Raskalou qui choisit ce moment pour faire des expériences de retournement in situ, pfff...
- Vous n'avez pas pensé à prendre des sandwiches végétariens ?
- Non, pas cassoulet...
- Ça ne va pas marcher, nous n'avons pas le cochon...
- Les autres sont toujours bloqués à 1974, mais on ne sait jamais, pressons-nous...
- Laquelle des réponses à 1666 prenons-nous ?
- Si encore nous savions, pour le cochon...
- Et celle-là, vous avez pensé à la retourner ?
- Pourquoi les VIK n'ont-ils pas réussi à ouvrir la porte ?
- J'ai un kougelhof, prends-en un morceau, il est sans viande.
- Mais le cochon, le cochon !...
- Et où les KGB et les RTT sont-ils bloqués ?
- Et le saumon, tu en manges ?
- J'ai honte, pour le cochon.
- Quelqu'un veut une 1664 ?
- Cette énigme est abominable.
- Mais les chevaux étaient moins atroces que la dernière fois.
- Heureusement qu'Hercule était là !
- Zut, on a oublié d'essayer de retourner David !...
- Avec tous ces prénoms, que veux-tu...
- Et si le cochon est sur le chemin ?
- Taisez-vous, je tourne la poignée...

L'instant était solennel et tous retinrent leur souffle. D'abord bloqué, le lourd volant qui actionnait l'ouverture du coffre entra doucement en mouvement en grinçant un peu puis se mit à tourner avec aisance. Enfin, la porte pivota sur ses gonds et les chasseurs émerveillés purent contempler la somptueuse tiare royale qui étincelait dans la pénombre. L'un d'eux s'en saisit doucement, tous étaient subjugués. Mais soudain, un bruit familier les alerta.

Tjiuuuuu trrrrrr kluk... C'était le Time Twister de M. Albert !

- Ah, mes amis, une fois, mes amis !!! Merci, bravo, je vous attendais avec tellement d'impatience, une fois ! Je suis si ému, une fois, j'en bafouille un peu... C'est vraiment formidable, formidable. Vous êtes très forts. Vous n'avez pas croisé mon ami Mael, en venant ? Il a déjà trouvé la porte sans pouvoir l'ouvrir... Je vous connais, j'ai examiné vos fiches avec attention, depuis que vous avez pris de l'avance... Lequel d'entre vous est Zabagui ? Nous sommes voisins ! C'est amusant, n'est-ce pas ?! Ah mais quel exploit ; bravo, bravo mes amis.

Les vainqueurs ainsi félicités répondirent avec enthousiasme aux questions du savant qui ne rechigna pas de son côté à satisfaire leur curiosité.

- Effectivement, nous aurions pu avoir une rupture du continuum spatio-temporel, heureusement, Moriarty a accompli son méfait à la charnière de deux années, ce qui va nous permettre d'intervenir en évitant le pire.
...
- Oui, il reste des énigmes, heureusement pour vous, vous n'êtes pas tombés dans le piège sournois que le professeur Moriarty vous avait tendu avec les compteurs, vous avez ainsi échappé à, pardonnez-moi l'expression, une fois, un sacré sac de nœuds !
...
- Je suis d'accord avec vous, cette énigme 999 est vraiment de très mauvais goût, comment peut-on se prétendre un gentleman et s'autoriser de telles fantaisies ? Quand je pense aux pauvres jeunes femmes qui ont ainsi été exposées à pareille abjection, une fois.
...
- Vous avez raison, la déloyauté de Moriarty est inouïe, une fois ; dans certaines énigmes, ce malhonnête homme n'a pas hésité à distiller de vrais-faux indices, quelle honte ! Et il a même conçu une énigme dont il ignorait la solution !
...
- Vous n'avez pas résolu l'énigme du cochon ?! J'en suis abasourdi... Vraiment, une fois, je n'aurais pas imaginé que ce petit goret vous coûtât le moindre délai. En revanche, vous avez dû très facilement trouver la bonne réponse de l'une des énigmes les plus faciles, mais avez-vous songé à écrire la réponse sous une autre forme ? J'ai pu observer furtivement un des carnets de Moriarty et j'avais trouvé cette unique façon de découvrir un embranchement particulièrement perfide !
...
- Ah mais, l'heure tourne et je me suis fait une règle de ne jamais demeurer trop longtemps au même moment afin d'éviter les sbires qui sont à mes trousses. Je vais remettre la tiare au bon endroit et à la bonne époque. Grâce à vous, mes chers amis, encore une fois, les plans de cet homme odieux ont été déjoués ! N'oubliez pas de porter un toast à mon ami Holmes, lorsque vous fêterez votre victoire, une fois ! A bientôt, peut-être !