N° 1515 - 3 - La fin de la phrase en cinq mots collés[JEO]
par
Rico
JEO
La réputation de poète de Théophile Gautier est surfaite. Sa métrique est correcte, mais très laborieuse, et ses rimes sont sans imagination, on les devine sorties d’un dictionnaire de rimes. Surtout, ses pièces en vers sont pataudes et n’émeuvent guère l’âme de ses lecteurs. Il ne craint par exemple pas de filer des métaphores qui confinent à l’absurde. Il imagine ainsi un Michel-Ange quasi paralytique, ou ataxique, pour réinterpréter de façon grotesque le thème rabâché de l’artiste qui souffre dans « Terza rima ». Ça n’est vraiment pas « L’albatros » de Baudelaire… Ou bien il assimile sans raison les Alpes enneigées - sans doute vues de Genève – à des juges en robes dans « Le merle ». Ou encore il s’imagine lui-même – ou son cœur – volant pour rejoindre sa bien-aimée... avec une seule aile (dans « Absence »). Et il conçoit un bambin menant un combat épique contre une succulente pour évoquer sa souffrance amoureuse …